dayan, sculpteur français d'origine polonaise

Né en 1954 de mère et père polonais, émigrés de la seconde guerre mondiale, dayan est mû dès l’enfance par une énergie et une force qui ébranle tout sur son passage, la volonté d’annihiler les traces, la rage de prouver.


Cette folle énergie de sa jeunesse le pousse vers les arts martiaux et le sport, il étanche une part de violence dans les combats au corps à corps, les courses solitaires, les randonnées sauvages.


De sportif farouche qui donnait tout et exsudait on ne sait quel héritage ou quels démons, il s’apaise et atteint une forme d’équilibre, pour devenir fervent messager d’un art de vivre : pendant des années, il transmet l’épanouissement par le mouvement dans ses centres de bien être.


Touché au cœur dans sa vie d’homme, cet être kinesthésique met un jour la main à la terre et c’est la naissance, l’artiste se révèle.
Sans préméditation ni formation artistique, il façonne sa terre sous l’emprise de son seul instinct.


Il est le premier homme, le début de la création, le potentiel de réalisation de tout.
Il ne parle pas mais s’exprime, et cherche à comprendre le langage des apparences, des formes créées sous ses doigts. La matière lui apparaît comme la cristallisation du vide, en dehors du temps et de l’espace. Les fractures de ses œuvres sont le souffle de la substance, les distorsions sa respiration, les béances sa puissance, il laisse s’accomplir la source.


dayan est terre d’Afrique (Azaan, Faraa), bronze antique (Gaïus, Hypérion, Phaéton), médiéval (Mérovée, Clovis, Gorneron), chevaleresque (Bohort, Mordread), et pierre mésolithique (Moïa) ;
dayan est homme (Horus, Dagon), dieu (Bithisarea, Jésabé), dayan est femme (Bethsabée, Plectrude, Pandore), amazone (Lysippée), muse (Aglaopé) et déesse (Sélénée)


Cette conscience lui intuite la vision du neopremier, ou neoprimitive art, soit un art pulsionnel qu’il décrit comme un art intemporain, au-delà du temps, de l’éducation et de l’origine.